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Zimbabwe

Au cœur d'une crise humanitaire

La profonde crise qui touche le Zimbabwe s’est aggravée années après années. Elle présente de nombreux aspects: une mauvaise gouvernance, une économie qui se détériore avec le taux d’inflation le plus élevé au monde, une épidémie de VIH/SIDA, une insécurité alimentaire et des conditions climatiques capricieuses. La Commission européenne fournit une aide humanitaire depuis 2002. Le but est d'atténuer l’impact de la crise persistante sur les groupes de population les plus vulnérables.

Point de distribution finale du PAM
Point de distribution finale du PAM
Photo : EC/ECHO/Aadrian Sullivan

Entre 2002 et 2007, la Commission européenne a débloqué des fonds humanitaires d'un montant de 107.5 millions d'euros. En 2008, l'assistance devrait avoisiner les 25 millions d'euros.

Parmi les bénéficiaires figurent des malades atteints du VIH/SIDA, des orphelins et d'autres enfants fragilisés, des personnes âgées, des veuves et enfants chefs de famille et des personnes déplacées à l'intérieur du pays (PDI).

Les fonds sont utilisés pour favoriser l’accès à l’eau potable, aux soins de santé de base, aux équipements sanitaires et à une alimentation primaire.

Pour comble de malheur, une sécheresse extrême en 2007 a fortement réduit les quantités de nourriture produites, amplifiant ainsi les difficultés économiques pour l'achat de denrées et les effets du contrôle des prix. Au moins une personne sur six a eu besoin d'aide alimentaire en 2007 (1,9 million sur 11,8 millions habitants) et la situation s'est encore aggravée depuis.

Le service d'aide humanitaire de la Commission européenne a un expert sur le terrain, basé en permanence à Harare, capitale du Zimbabwe. Il suit de près les développements de la situation humanitaire et joue un rôle actif dans la coordination locale des activités humanitaires. Il supervise et contrôle également l'utilisation des fonds humanitaires européens.

Lee partenaires avec lesquels la Commission travaille au Zimbabwe sont: le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM), le Fonds international de Nations unies pour l'Enfance (UNICEF), le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Médecins Sans Frontières (MSF) des Pays-Bas, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l'Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

L'OIM, par exemple, aide les personnes vulnérables dans les régions rurales et urbaines qui ont été déplacées en raison de la réforme agraire accélérée menée par le gouvernement du Président Mugabe et des opérations consécutives de "restauration de l’ordre" et de "nettoyage". Ces personnes n’ont pas de terre et sont contraintes de se déplacer souvent. Les fonds de la Commission européenne permettent à l'OIM de les soutenir, en mettant l'accent sur l’aide d’urgence immédiate, les services de santé, la coordination des camps et la prévention du VIH et de la violence domestique.