
Les besoins humanitaires en Ouganda découlent du conflit qui a opposé pendant vingt ans le gouvernement et l’organisation rebelle «Armée de résistance du Seigneur» (LRA pour Lord's Resistance Army), mais résultent aussi des aléas climatiques, tout particulièrement des sécheresses et des inondations.
Les pourparlers de paix de Juba et l’accord de cessation des hostilités signé en août 2006 ont permis d’amorcer le processus de retour des 1,8 millions de personnes déplacées (PDI) et d’accélérer les départs des camps de réfugiés.
L’aide humanitaire de la Commission européenne, qui s’est élevée à €24 millions en 2007 et atteint à ce jour 19,5 millions pour l’année 2008, appuie cette phase de transition. Ces fonds visent à soutenir les rapatriés, tout en continuant à secourir les plus démunis dans les camps de réfugiés.
En 2007, la Commission a également débloqué une aide d'urgence de €3 millions en faveur des victimes des inondations survenues dans le nord et l’est du pays.
La Commission fournit son aide humanitaire à travers ses partenaires opérationnels. En Ouganda, les partenaires sont des agences des Nations unies telles que le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), le Programme alimentaire mondial (PAM), le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi que diverses Organisations Non-Gouvernementales (ONG).
Le Service d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO) dispose d’un bureau d’appui en Ouganda, à Kampala, la capitale du pays. Ce bureau suit attentivement l’évolution de la situation humanitaire et participe activement à la coordination locale des opérations de secours. Il surveille également l'utilisation des fonds humanitaires octroyés par la Commission.
Les besoins humanitaires et ceux liés à la phase de transition devraient continuer à coexister en 2008 et 2009, avec, à mesure que le processus de retour s’amplifie, une augmentation progressive de ces derniers.