
Depuis mai 2007, le camp de réfugiés palestiniens de Narh el Bared, au nord de Tripoli, connaît des combats intenses entre le groupe islamique Fatah al Islam et l'armée libanaise. Dès les premiers jours du conflit, la Commission a débloqué près de €500 000 euros pour venir en aide aux victimes des combats. En juillet 2007, La Commission européenne décide d'accorder une aide supplémentaire de €4 millions. Cette aide s’adresse avant tout aux 31000 réfugiés palestiniens qui ont fui le camp pour trouver refuge dans d’autres camps (comme celui de Beddawi) ainsi que dans plusieurs bâtiments publics mis à leur disposition par les autorités libanaises et par la population, en geste de solidarité.
Plus de 31 000 Palestiniens réfugiés dans le camp de Nahr el Bared ont fui les combats déclenchés par la faction Fatah al Islam. Les personnes vivant autour du camp ont également été affectées. Plus de la moitié de ces personnes déplacées ont trouvé un refuge sûr, bien que surpeuplé, dans le camp voisin de Beddawi, dont la population a presque doublé dans l’intervalle. D’autres ont été relogées dans des bâtiments publics et d’autres camps de réfugiés. Au premier jour de la crise, la Commission a accordé une aide humanitaire de €500 000 pour couvrir les besoins les plus urgents des personnes qui avaient fui les combats. En juillet 2007, la Commission européenne a décidé d'octroyer un nouveau financement humanitaire de €4 millions.
ECHO, le service d’aide humanitaire de la Commission, a aussi pris part, avec ses partenaires, à une action de coordination menée par l’UNRWA afin de mettre au point une réponse humanitaire plus globale.
Les combats ont entraîné une destruction massive du camp. Les financements d'ECHO vont permettre de répondre à divers besoins vitaux, comme des abris de base pour ceux dont les logements ont été détruits ou sérieusement endommagés, ainsi que des fournitures et des services de première nécessité : eau, nourriture, produits non alimentaires, assistance médicale et soutien psychologique.
Les opérations d’aide humanitaire seront mises en œuvre par des partenaires d’ECHO tels que des ONG internationales, les agences des Nations unies et le mouvement de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge.
Dès le début du conflit au Liban (12 juillet 2006), la Commission a dépêché ses experts humanitaires sur le terrain pour procéder à une évaluation des besoins. Dans les jours qui ont suivi, la Commission a débloqué une aide de € 20 millions pour faire face aux manques les plus urgents tels que l'eau, la nourriture, le carburant, les abris et les soins médicaux. Cette aide a également permis de financer des activités de protection et de coordination des opérations de secours. Une nouvelle décision de € 30 millions vient d'être adoptée, ce qui porte l'aide totale humanitaire de la Commission à € 50 millions.
Après 34 jours de conflit, la fin des combats a permis à la grande majorité des 900 000 personnes déplacées de retourner sur leur lieu d'origine. Aujourd'hui, les victimes de la guerre ne doivent pas seulement faire face à la destruction ; elles doivent affronter le manque de biens essentiels et l'inactivité due aux infrastructures détruites. L'accès à l'eau est un défi quotidien et il reste difficile de trouver médicaments et nourriture. Une autre préoccupation humanitaire concerne les champs de mines et les munitions non explosées qui causent de grands dégâts, particulièrement auprès des enfants. Etant donné la masse d'aide humanitaire et le nombre d'acteurs de terrain, la coordination reste une priorité.
En août, le Commissaire Louis Michel, en charge du développement et de l'aide humanitaire, s'est rendu sur le terrain. Il a rencontré des victimes du conflit, des travailleurs humanitaires ainsi que des membres des gouvernements libanais et israélien. Durant sa visite, il a annoncé l'ouverture d'un bureau permanent ECHO à Beyrouth, où des experts travaillent depuis la première semaine du conflit. Ils évaluent la situation et assistent les agences humanitaires dans la mise en œuvre de leurs projets. La Commission travaille actuellement avec une douzaine d'organisations humanitaires au Liban, incluant les agences des Nations unies, des ONG et le Comité International de la Croix-Rouge.
La nouvelle décision de € 30 millions va permettre aux partenaires d'ECHO de faire face à la crise humanitaire au Liban durant la période de transition post-guerre et avant que la phase de reconstruction ne puisse se mettre en place. Le retour massif de personnes déplacées dans le sud et l'importance des besoins humanitaires représentent un immense défi pour les acteurs humanitaires.