
Depuis plus de 30 ans, l'Algérie accueille les réfugiés Sahraouis qui se sont installés dans la région de Tindouf, en plein cœur du désert. Ce peuple en exil s'est progressivement organisé. Aujourd'hui, il est réparti en quatre camps de réfugiés -Dakhla, Smara, Layoub et Ausserd- situés à plusieurs dizaines de kilomètres de la ville de Tindouf. Les conditions climatiques qui sévissent dans cette région sont très dures. Parallèlement à cela, l'accès aux ressources de base est très limité. Malgré une relative amélioration de leurs conditions de vie grâce au soutien de nombreuses organisations humanitaires internationales, les besoins des réfugiés Sahraouis restent importants. A ce jour, leur survie dépend encore essentiellement de l'aide humanitaire internationale.
Premier donateur mondial pour les réfugiés sahraouis, la Commission a financé €133 millions d'aide humanitaire depuis 1993, dont €10 millions viennent d'être alloués en 2007.
Après les accords de Madrid, signés en 1975, l'Espagne se retirait du Sahara occidental, cédant le contrôle de deux tiers du territoire au Maroc et d'un tiers à la Mauritanie. Le Front Polisario, crée en 1973 par les opposants à la colonisation espagnole, à proclamé la République arabe sahraouis démocratique et a établit un gouvernement en exil. La Mauritanie a ensuite cédé la partie du territoire qui lui revenait, laissant le Maroc et le Front Polisario face à face. En 1991, les deux parties belligérantes ont accepté la médiation des Nations unies afin de régler le conflit qui reste à ce jour un problème en suspens sans réelle solution pour ce peuple en exil. En 2007, des discussions directes ont repris entre le Maroc et le Front Polisario à New York, les premières depuis dix ans.
Les réfugiés sahraouis se sont installés, certains depuis plus de 30 ans déjà, dans la région de Tindouf dans le désert algérien, espérant un jour pouvoir rentrer chez eux.
Les conditions de vie sont très dures dans les quatre camps de réfugiés (Dakhla, Smara, Layoub et Ausserd). Le climat est aride et l'accès aux services de base -eau, santé, logement et éducation- est très limité. Ce qui rend les réfugiés totalement dépendants de l'aide humanitaire internationale pour leur survie.
L'alimentation et la sécurité alimentaire restent les principales préoccupations des habitants. Par ailleurs, l'accès à l'eau est également un problème récurrent car elle est acheminée par des camions-citernes depuis les puits centraux jusqu'aux camps. Ces camions sont souvent en mauvais état, ce qui ne fait qu'augmenter le risque de contamination et de propagation de maladies. Les équipements sanitaires et infrastructures de santé existent mais doivent être régulièrement remis en état.
Pour le logement, les réfugiés vivent dans des tentes ou des abris qu'il faut reconstruire régulièrement. La plupart de ces logements ont été sérieusement endommagés lors des inondations de 2006.
En 2007, la Commission a alloué une nouvelle aide de €10 millions pour améliorer les conditions de vie des réfugiés sahraouis. Une attention particulière est portée au secteur de l'eau et de l'assainissement, à travers la mise en œuvre de projets visant à relier directement les camps aux points d'eau. Des campagnes de sensibilisation aux règles d'hygiène et la formation du personnel dans les hôpitaux locaux sont également mises en place. Par ailleurs, l'aide alimentaire est une composante majeure de ce nouveau financement : €5 millions sont dédiés à une aide alimentaire de base renforcée d'apports nutritifs pour faire varier l'alimentation (fourniture de produits frais et apport en vitamines) et endiguer la malnutrition.
Toutes ces opérations sont mises en œuvre par les partenaires opérationnels de la Commission, tels que les ONG, les agences des Nations unies et le Mouvement de la Croix-Rouge/Croissant Rouge.
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