
Depuis 1994, la Commission européenne, par l'intermédiaire de son service d'aide humanitaire, a consacré plus de €12 millions au soutien des catégories les plus vulnérables de la population vietnamienne. Si une partie de ce montant a été affectée à la vaccination des enfants et à des plans de préparation aux catastrophes, la grande majorité des fonds a été utilisée pour aider les victimes de typhons et d'inondations.
En dix ans, le Viêt Nam a nettement amélioré sa capacité de réaction aux menaces fréquentes que représentent les inondations, les crues soudaines et les typhons. La nécessité d’une aide humanitaire internationale a diminué en conséquence, mais lorsque les capacités locales sont dépassées et que le besoin s’en fait sentir, la Commission européenne intervient, par l’intermédiaire de son service d’aide humanitaire (ECHO), pour prêter assistance aux plus vulnérables des victimes de catastrophes naturelles.
Les dernières décisions en date prises par la Commission européenne en matière d'aide humanitaire l'ont été en réponse aux inondations provoquées par le typhon Lekima, qui a touché 27 provinces. La Commission a alloué deux millions d'euros d'aide d'urgence pour la distribution de nourriture, de semences et d'articles de première nécessité, comme des ustensiles de cuisine et des couvertures, mais également des uniformes et du matériel scolaires pour permettre aux enfants traumatisés de reprendre le chemin de l'école, et leur offrir ainsi un certain retour à la normale. Un million d'euros supplémentaire a été consacré à la remise en état des habitations et aux activités agricoles et de pêche.
Les projets de préparation aux catastrophes (DIPECHO) font partie intégrante des opérations menées actuellement par la Commission au Viêt Nam. Depuis 1998, celle-ci a consacré quelque six millions d’euros à des activités axées sur les communautés locales, au renforcement des capacités locales, à des actions d’atténuation à petite échelle, à des systèmes d’alerte rapide, ainsi qu'à des mesures d’éducation et de sensibilisation. Les projets sont concentrés sur les zones côtières et les deltas, ainsi que, depuis peu, sur les zones montagneuses isolées.
En outre, grâce à ses projets DIPECHO, la Commission continue de soutenir l’institutionnalisation de la gestion locale des risques de catastrophes et de la gestion des crues du bassin du Mékong, et favorise l'élaboration d’un plan d’action stratégique national de réduction des risques de catastrophes, par l'intermédiaire d’organismes internationaux comme la CESAP, la Commission du Mékong, la SIPC et l’ADPC. Un nouveau cycle de financement de projets DIPECHO a d'ailleurs débuté en juillet 2008.