
Le service d'Aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), présent au Sri Lanka depuis 1992, a porté secours aux victimes de la guerre et des catastrophes naturelles. Le conflit que se livrent, depuis plus de 20 ans, l’armée Sri-lankaise (SLA) et les Tigres de Libération de l'Eelam Tamoul (LTTE) a fait des milliers de victimes et a provoqué des déplacements répétés et massifs de civils dans le pays et dans le sud de l’Inde, entraînant une importante crise humanitaire.
En 2002, la signature d'un cessez-le-feu entre les deux camps n'a toutefoispas permis de mettre un terme aux hostilités. Depuis la fin 2005, le nord et l'est du pays connaissent une recrudescence de violence. En 2008, le pays compte près de 700 000 déplacés internes et environ 100 000 ont trouvé refuge dans les camps du Tamil Nadu en Inde. Les populations des zones touchées par le conflit sont exposées à une très forte insécurité résultant des bombardements, des attaques aériennes et des explosions de mines antipersonnel. Les civils sont les plus durement touchés par la guerre et l'on dénombre de nombreux cas d'enlèvements et d'assassinats.
Afin de répondre à la résurgence de la violence et aux besoins de la population, les principaux besoins humanitaires recensés par ECHO sont la protection, l'aide alimentaire, le logement, l'accès à l'eau potable, les soins médicaux et les activités de déminage. Une attention particulière a été portée aux groupes les plus vulnérables tels que les femmes et les enfants traumatisés par la guerre. Dans certaines zones, une aide à la réhabilitation destinée aux déplacés est également mise en place.
En 2004, le tsunami a ravagé un pays déjà marqué par des années de guerre civile. Cette tragédie a amplifié le drame vécu quotidiennement par ces populations vulnérables. La Commission européenne a immédiatement débloqué une aide humanitaire de 42 millions d'euros destinée aux victimes Sri-lankaises du Tsunami.
Le Sri Lanka est régulièrement exposé à diverses catastrophes naturelles de grande ampleur, telles qu'inondations, sécheresses, glissements de terrain et cyclones. Les activités de préparation aux catastrophes au Sri Lanka font parties des programmes humanitaires en place. Cela inclut une cartographie des zones sujettes aux catastrophes naturelles, des mesures d'atténuation des infrastructures, des activités de reconstruction et de réparation de routes et canaux. Les habitants sont également formés et informés afin de leur permettre de réagir efficacement et rapidement pour réduire les dommages.